Christophe descend d’immigrés italiens originaires du Frioul. En 1891, son arrière-grand-père, le maçon-fumiste Baptiste Bevilacqua, s’installe à Juvisy et fait venir de nombreux compatriotes pour travailler dans l’entreprise familiale.1 Plusieurs décennies après, le père de Christophe, Georges Jacques Bevilacqua, tient une entreprise d’installation de chauffage central – qui prospère assez pour s’étendre à la vente d’électroménager -, tandis que la mère est couturière2.

Vers l’âge de 8 ans, Édith Piaf et Gilbert Bécaud sont ses premières idoles, puis le blues, il découvre Robert Johnson et John Lee Hooker. Fasciné très jeune par l’American way of life, tel qu’il est dépeint dans les films qu’il va souvent voir au cinéma.

À la fin des années 1950, comme bien des jeunes de sa génération (celle du baby boom de l’après-guerre), il est marqué par Elvis Presley et James Dean, tout en développant une passion sincère pour le rock des pionniers de la maison Sun et le blues (il reconnaîtra avoir également été influencé par Georges Brassens).

Ayant trouvé sa vocation, il apprend la guitare et l’harmonica. En 1961, il fonde Danny Baby et les Hooligans (« Danny » étant une référence à son prénom Daniel) un groupe amateur. Il chante le plus souvent en yaourt (du faux anglais) tout en s’accompagnant à la guitare et toujours en play-back car il n’aime pas apprendre par cœur.